Agence de communication santé au Maroc : ce qui est permis, ce qui ne l’est pas

Prêt à faire passer votre établissement de santé au niveau supérieur ?

Agence de communication santé au Maroc et règles de communication médicale

Prêt à faire passer votre établissement de santé au niveau supérieur ?

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Une agence de communication santé conçoit et pilote la visibilité des professionnels de santé dans le cadre fixé par le code de déontologie. Concrètement : site web conforme, référencement local, fiche Google Business Profile, contenu d’information médicale, gestion des avis. Au Maroc, le décret n° 2-21-225 de 2021 interdit la publicité mais autorise et encadre la présence en ligne, à condition d’informer le conseil régional de l’Ordre de la création de son site (article 26). Sanistas, agence de marketing médical au Maroc, intervient dans ce cadre.

Ce qui suit est une scène type, reconstituée à partir de conversations fréquentes avec des praticiens — pas le témoignage d’un médecin identifié.

Prenons un cardiologue installé à Rabat qui a refusé pendant des années toute présence en ligne. Sa raison tient en une phrase : « Je n’ai pas le droit de faire de la publicité. »

Il a raison sur le principe. En revanche, sa conclusion est erronée.

Le code de déontologie médicale marocain interdit effectivement la publicité. Cependant, mais il ne dit pas qu’un médecin doit être invisible — il encadre la façon dont il se rend visible. Entre les deux, il y a un espace considérable, et c’est précisément là que travaille une agence de communication santé.

Que dit exactement le code de déontologie marocain ?

Le texte de référence est le décret n° 2-21-225 du 17 juin 2021, publié au Bulletin Officiel n° 7002 le 8 juillet 2021 (la version française officielle figure au BO n° 7066 du 17 février 2022). Il a remplacé l’arrêté de 1953, soit près de soixante-dix ans d’écart, ce qui explique pourquoi tant de praticiens raisonnent encore avec des règles qui n’ont plus cours.

Ce que le texte interdit :

  • Faire de son site ou de ses espaces numériques un moyen de publicité ou d’attraction des patients (art. 26), et exercer la médecine comme un commerce, y compris par l’apparence commerciale du local (art. 29)
  • Se vanter de son expertise ou de ses exploits, ou faire des déclarations à caractère publicitaire sur des examens ou des traitements, lors d’interventions médiatiques ou sur les réseaux sociaux (art. 21)
  • Le rabattage de patients : la sollicitation directe par offres ou promesses de prestations, ou indirecte par incitation à demander des prestations déterminées (art. 21)
  • Mettre en avant une réduction d’honoraires pour solliciter la clientèle (art. 57)
  • Tolérer que sa qualité ou sa réputation soit utilisée à des fins publicitaires, notamment par un organisme avec lequel on travaille (art. 23)
  • Utiliser des titres qui ne sont pas légalement reconnus et effectivement attribués, ou exercer sous pseudonyme (art. 24)

Ce que le texte autorise :

En pratique, c’est le point que presque personne ne connaît :

D’abord, L’article 26 prévoit que le médecin qui crée un site internet ou un autre espace numérique sur les réseaux sociaux à des fins professionnelles doit en informer le Conseil régional concerné. Cette formulation est décisive. Autrement dit, le code ne dit pas « il ne peut pas ». Il dit que le médecin « doit informer le Conseil régional concerné ». Le site web d’un cabinet médical est donc explicitement prévu par le texte — il est soumis à déclaration, pas à interdiction.

Par ailleurs, le code tolère et encadre également les apparitions médiatiques des médecins, notamment sur les réseaux sociaux : les informations données doivent être d’ordre général, conformes aux données scientifiques actuelles, objectives, pertinentes et vérifiables (art. 21).

Ce qui est permis et interdit en communication médicale au Maroc

Sources : Décret n° 2-21-225 du 17 juin 2021 relatif au Code de déontologie de la profession médicale — BO n° 7066 du 17 février 2022 (version française officielle, CNOM) · Publication au BORM n° 7002 du décret n° 2-21-225 — LexisNexis Maroc · Médecins et réseaux sociaux : un texte pour mettre de l’ordre — Médias24, mai 2021

Que peut-on afficher sur le site d’un cabinet médical ?

Le code ne se contente pas d’autoriser le site : il en fixe le nom et le contenu.

Tout d’abord, Le nom du site (art. 27). La dénomination d’un site créé à des fins professionnelles doit comprendre le nom et le prénom du praticien, ou le nom de l’association de médecins légalement constituée. L’utilisation de la dénomination générique d’une spécialité comme nom de site, ou d’un pseudonyme, est interdite. Les sites non conformes doivent être régularisés ou supprimés dans un délai fixé par le Conseil national. Un nom de domaine construit uniquement sur une spécialité et une ville est donc à éviter ; en cas de doute, mieux vaut soumettre la question au conseil régional avant d’acheter le domaine.

Le contenu autorisé

Le contenu autorisé (art. 28). Le texte fixe la liste des indications qui peuvent figurer sur le site professionnel :

  • les nom et prénom, précédés du titre de docteur le cas échéant ;
  • la mention de la médecine générale ou de la spécialité au titre de laquelle le médecin est inscrit au tableau de l’Ordre ;
  • les titres et diplômes universitaires, ainsi que les établissements qui les ont délivrés ;
  • les noms des médecins collaborateurs et assistants ;
  • un court descriptif de la formation et du parcours professionnel ;
  • une photo d’identité ;
  • le domaine des activités médicales exercées, dans la mesure où il est justifié par des diplômes et des titres ;
  • les travaux scientifiques et les publications ;
  • des informations de santé à caractère éducatif, claires, objectives, pertinentes et vérifiables.

En revanche, cette liste ne prévoit ni témoignages de patients, ni comparaisons avec des confrères, ni offres promotionnelles. L’article 26 ajoute deux contraintes : l’utilisateur du site ne doit pas être obligé de divulguer son identité, et le site ne doit pas contenir de liens vers des sites offrant des avantages à certains confrères ou vers des sites à caractère commercial — un point à garder en tête pour tout partenariat de liens ou de contenu sponsorisé.

Enfin, une précision utile : l’article 28 ne cite pas expressément les informations pratiques (adresse, horaires, prise de rendez-vous). Leur présence est le minimum attendu d’un site de cabinet, mais une lecture stricte du texte invite à valider ce point avec le conseil régional concerné.

Les annonces professionnelles

Les annonces (art. 25). Le médecin peut aussi publier des annonces, mais seulement pour faire connaître un changement de domicile professionnel, la cessation définitive d’exercice, une absence temporaire d’au moins quinze jours, la reprise d’activité ou un changement d’horaires. Le texte de l’annonce doit être communiqué au préalable au Conseil régional, et elle ne peut jamais avoir de caractère publicitaire.

Pourquoi la question se pose maintenant

Pourtant, les patients ont changé de comportement avant que les praticiens ne changent de posture.

Concrètement, les chiffres de l’ANRT à fin mars 2026 donnent la mesure du basculement : 41,08 millions d’abonnements internet, dont 38,1 millions en mobile, pour un taux de pénétration d’internet de 111,54 %. Le parc mobile atteint 57,06 millions d’abonnés. Un taux supérieur à 100 % reflète le nombre d’abonnements rapporté à la population (plusieurs cartes SIM par personne), et non un accès universel — mais l’ordre de grandeur est clair : le téléphone est devenu le principal point d’accès à internet.

Ainsi, le patient qui cherche un dermatologue à Rabat ou un cardiologue à Casablanca peut le faire depuis son téléphone, à n’importe quel moment, sans attendre l’avis de son entourage. Un praticien absent de ces résultats n’est pas discret. Il est simplement introuvable — et ses confrères, eux, apparaissent.

Source : Télécommunications : le Maroc dépasse les 57 millions d’abonnés mobiles au premier trimestre 2026 — Infomédiaire, d’après l’ANRT

Que fait concrètement une agence de communication santé ?

Le métier consiste à produire de la visibilité sans franchir la ligne publicitaire. En pratique, cela recouvre cinq domaines.

D’abord, le site web du cabinet. Il informe : spécialités, parcours, horaires, adresse, modalités de prise de rendez-vous. Il ne promet pas de résultat et ne compare pas le praticien à ses confrères. C’est la différence entre informer et vanter. Pour le détail de ce que cela implique, voir la création du site web d’un cabinet médical.

Ensuite, le référencement local. Un patient cherche « dermatologue Rabat », pas « meilleur dermatologue du Maroc ». Le travail porte sur la fiche Google Business Profile, la cohérence de l’adresse et du téléphone sur l’ensemble du web, et le balisage de la page.

De plus, le contenu d’information médicale. Expliquer une pathologie, un examen, une préparation. C’est le terrain le plus solide déontologiquement : le praticien informe, il ne se vend pas. Nous détaillons cette logique dans notre guide sur le contenu médical et la déontologie.

Par ailleurs, la gestion des avis. Un avis négatif ne se supprime pas, il se traite — et la réponse est publique, donc soumise au secret médical. C’est un exercice technique où l’erreur coûte cher.

Enfin, la conformité. Déclaration du site au conseil régional, vérification des titres affichés, contrôle de la dénomination du site et des mentions. C’est la partie invisible, et c’est celle qui protège.

Informer ou vanter : où passe la ligne ?

FormulationStatutPourquoi
« Dr X, dermatologue, Rabat Agdal — consultations sur rendez-vous »✅ ConformeInformation factuelle et vérifiable
« Qu’est-ce qu’un mélanome ? Les signes qui doivent alerter »✅ ConformeContenu d’information médicale (art. 28)
« Diplômé de la faculté de médecine de Rabat, DES de dermatologie »✅ ConformeTitre légalement reconnu et effectivement obtenu (art. 24 et 28)
« Le meilleur dermatologue de Rabat »❌ InterditVante des accomplissements, superlatif comparatif (art. 21 et 26)
« 98 % de patients satisfaits »❌ InterditVante des réussites, sollicitation implicite (art. 21 et 26)
« Prenez rendez-vous aujourd’hui, offre limitée »❌ InterditSollicitation directe, registre commercial (art. 26 et 29), mise en avant d’une réduction d’honoraires (art. 57)
« Expert n°1 en chirurgie esthétique »❌ InterditTitre non reconnu légalement (art. 24)

En résumé, la règle mentale la plus simple : un contenu qui aiderait un patient même s’il consultait ailleurs est conforme. Un contenu qui n’a de sens que pour capter ce patient-là ne l’est pas.

Différence entre informer et vanter en communication médicale

Combien coûte la communication d’un cabinet en 2026 ?

En réalité, les budgets varient selon la spécialité, la ville et le niveau de concurrence locale. Un cabinet de dermatologie à Casablanca n’affronte pas le même marché qu’un orthoptiste à Oujda.

Les montants ci-dessous sont des ordres de grandeur illustratifs du marché, donnés pour se repérer. Ils ne constituent ni une offre ni la grille tarifaire de Sanistas : pour un montant précis, demandez un devis.

PosteNature de la dépenseOrdre de grandeur illustratif
Site web du cabinet et fiche Google Business Profile (mise en place)Investissement initial5 000 à 15 000 MAD
Contenu d’information médicale et suivi (avis, positions, appels)Budget récurrent1 000 à 3 000 MAD par mois

En revanche, ce qui est constant, c’est la structure de la dépense : un investissement initial pour le site et la fiche Google Business Profile, puis un budget récurrent, plus faible, pour le contenu et le suivi. Les cabinets qui échouent sont presque toujours ceux qui ont financé le premier sans jamais financer le second.

Comment savoir si ça fonctionne ?

Trois indicateurs suffisent, et aucun n’est le nombre de visiteurs.

Le nombre d’appels et de demandes de rendez-vous issus du web. C’est le seul chiffre qui compte. Il se mesure avec un numéro de suivi ou un formulaire dédié.

La position sur les requêtes locales. « Cardiologue Rabat », « dermatologue Casablanca ». Être en page 2 revient à ne pas exister : l’essentiel des clics se joue sur les premiers résultats.

Le taux de clic. Un cabinet peut être bien positionné et n’être jamais cliqué. C’est alors le titre affiché dans Google qui est en cause, pas le référencement. Nous voyons régulièrement des pages en première page avec un taux de clic proche de zéro — le problème se corrige en une heure, encore faut-il le mesurer.

Comment choisir une agence de communication santé au Maroc ?

Le critère n’est pas la taille de l’agence ni la promesse de résultats : c’est sa maîtrise du cadre légal, parce que c’est vous, praticien, qui en portez la responsabilité. Le code est explicite : le médecin demeure responsable de toutes les informations et avis médicaux mis à la disposition des utilisateurs de son site (art. 26), et il ne doit pas tolérer que sa réputation soit utilisée à des fins publicitaires, notamment par un organisme avec lequel il travaille (art. 23). Déléguer la production ne délègue pas la responsabilité.

Quelques questions simples à poser avant de signer :

  • D’abord, Cite-t-elle les textes ? Une agence sérieuse sait vous dire ce que prévoient les articles 21 à 29 du décret n° 2-21-225, et pas seulement parler de « bonnes pratiques ».
  • Ensuite, Déclare-t-on le site avant la mise en ligne ? L’information du conseil régional (art. 26) et la conformité du nom du site (art. 27) doivent figurer dans le calendrier du projet.
  • Que refuse-t-elle de faire ? Superlatifs, taux de satisfaction, avant/après, témoignages mis en avant, faux avis : une agence qui n’oppose jamais de refus à son client médecin n’a pas lu le code.
  • Enfin, Que mesure-t-elle ? Des appels et des demandes de rendez-vous, pas un nombre de visiteurs.
  • Comment traite-t-elle les avis ? La réponse à un avis est publique et soumise au secret professionnel (art. 11) : elle ne doit jamais révéler qu’une personne est patiente.
  • Valide-t-elle chaque publication avec vous ? Puisque la responsabilité vous incombe, rien ne devrait être publié sans votre accord.

Pourquoi Sanistas

Sanistas, agence de marketing médical au Maroc, a été fondée par Imad Belak, dont le parcours inclut des postes chez Hartmann Group, spécialiste des dispositifs médicaux, et chez Sanofi, dans l’industrie pharmaceutique.

Cette expérience change la façon de travailler. L’industrie pharmaceutique évolue depuis longtemps sous contrainte réglementaire forte : chaque message est validé, chaque allégation documentée. C’est exactement la discipline qu’exige la communication d’un cabinet médical au Maroc.

L’exemple suivant est une reconstitution illustrative, construite à partir de situations rencontrées régulièrement

Un spécialiste installé depuis deux ans dispose d’une fiche Google à moitié renseignée, d’un site dont la création n’a jamais été portée à la connaissance du conseil régional, et d’une rubrique « témoignages » qui expose le praticien. Dans un premier temps, le travail commence par la conformité : information du conseil régional, retrait des contenus à risque, vérification de la dénomination du site et des mentions. Ensuite, la visibilité est travaillée : fiche Google complétée, pages d’information médicale, réponses aux avis. Dans ce scénario, les demandes de rendez-vous issues du web peuvent passer de quelques unités à une dizaine par mois en trois à quatre mois — un ordre de grandeur illustratif, sans garantie, qui dépend de la spécialité, de la ville et de la concurrence locale.

FAQ

Un médecin a-t-il le droit d’avoir un site web au Maroc ?

Oui. L’article 26 du décret n° 2-21-225 le prévoit explicitement, à condition d’informer le conseil régional de l’Ordre de sa création. Le site ne doit pas être un moyen de publicité ou d’attraction des patients.

Un médecin peut-il être présent sur les réseaux sociaux ?

Oui. Le code tolère et encadre les apparitions médiatiques, réseaux sociaux compris (art. 21). La même obligation d’information du conseil régional s’applique aux espaces numériques professionnels (art. 26).

Peut-on publier des avis de patients ?

Les avis existent sur Google indépendamment de la volonté du praticien. Les mettre en avant sur son site reviendrait à en faire un outil d’attraction des patients, ce que l’article 26 interdit ; afficher un taux de satisfaction relève de la même logique. Y répondre est possible, à condition de ne jamais révéler qu’une personne est patiente (secret professionnel, art. 11).

Un médecin peut-il utiliser un nom de domaine du type « cardiologue-rabat » ?

L’article 27 exige que la dénomination du site comprenne le nom et le prénom du praticien et interdit l’usage de la dénomination générique d’une spécialité comme nom de site. Ainsi, un nom de domaine construit uniquement sur une spécialité et une ville est donc à éviter ; validez le choix avec le conseil régional avant l’achat.

Vous êtes médecin ?

Nous établissons un état des lieux de votre visibilité et des points de non-conformité de votre communication actuelle.

Écrivez-nous directement : info@sanistas.com ou demandez un devis via le formulaire.

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À propos de l'auteur
Imad Belak
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Imad Belak est un expert en digitalisation de la santé et en transformation digitale, avec plus de 12 ans d’expérience dans l’optimisation des stratégies numériques pour les professionnels du secteur médical.

Grâce à son expertise en SEO médical, digitalisation et automatisation des services de santé, Imad aide les professionnels de la santé à moderniser leur activité et optimiser leur relation avec les patients.

Fondateur de Sanistas eHealth
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